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Séquence destinée à des secondes BEP (à adapter)
Etude de la scène 1
Avant la lecture de la scène :
-
Quels sont les personnages mis en scène ? Quels sont leurs rapports hiérarchiques ? Comment pouvez-vous le savoir ?
-
Déduisez de la question 1 le genre de la pièce.
-
Où se déroule la scène ? Que laisse présager le nom ?
Lecture :
-
Pourquoi les deux personnages sont-ils sur cette île ? Justifiez votre réponse en relevant le champ lexical.
-
D’où viennent-ils ?
-
Quel est l’attribut d’Arlequin ? Pourquoi est-il important ? (élément de réponse dans la réplique d’Arlequin « Cherchons … ».
-
Quelle est la particularité de l’île présentée ? Que se passe-t-il pour les hommes qui y accostent ?
-
Quelle est la réaction d’Arlequin à l’annonce de la particularité de l’île ?
-
Comparez les rapports hiérarchiques des deux personnages entre le début et la fin de la scène. Pour répondre à cette question, faites le plan de la scène.
-
Quelle est la différence entre ces deux verbes à l’impératif prononcés par Iphicrate ?
« Suis-moi » (5è réplique) et « avançons, je te prie » (12è réplique)
Etude de la scène 1
Avant la lecture de la scène :
-
Quels sont les personnages mis en scène ? Quels sont leurs rapports hiérarchiques ? Comment pouvez-vous le savoir ?
-
Déduisez de la question 1 le genre de la pièce.
-
Où se déroule la scène ? Que laisse présager le nom ?
Lecture :
-
Pourquoi les deux personnages sont-ils sur cette île ? Justifiez votre réponse en relevant le champ lexical.
-
D’où viennent-ils ?
-
Quel est l’attribut d’Arlequin ? Pourquoi est-il important ? (élément de réponse dans la réplique d’Arlequin « Cherchons … ».
-
Quelle est la particularité de l’île présentée ? Que se passe-t-il pour les hommes qui y accostent ?
-
Quelle est la réaction d’Arlequin à l’annonce de la particularité de l’île ?
-
Comparez les rapports hiérarchiques des deux personnages entre le début et la fin de la scène. Pour répondre à cette question, faites le plan de la scène.
-
Quelle est la différence entre ces deux verbes à l’impératif prononcés par Iphicrate ?
« Suis-moi » (5è réplique) et « avançons, je te prie » (12è réplique)
CORRECTION
Etude de la scène 1
Avant la lecture de la scène :
-
Quels sont les personnages mis en scène ? Quels sont leurs rapports hiérarchiques ? Comment pouvez-vous le savoir ?
Iphicrate et Arlequin.
Rapports : maître et valet.
On le sait car Arlequin est traditionnellement un valet.
-
Déduisez de la question 1 le genre de la pièce.
Arlequin est un valet de comédie. Donc la pièce est une comédie.
-
Où se déroule la scène ? Que laisse présager le nom ?
Elle se déroule dans l’île des esclaves. On peut penser qu’Arlequin va prendre le pas sur son maître.
Lecture :
-
Pourquoi les deux personnages sont-ils sur cette île ? Justifiez votre réponse en relevant le champ lexical.
Les deux personnages ont fait naufrage : « naufrage ; noyés ; mer ; vaisseau s’est brisé sur les rochers ».
-
D’où viennent-ils ?
Ils viennent d’Athènes.
-
Quel est l’attribut d’Arlequin ? Pourquoi est-il important ? (élément de réponse dans la réplique d’Arlequin « Cherchons … ».
C’est une bouteille. Elle est révélatrice de la suite de la pièce : Arlequin propose d’en boire 2/3 et de n’en laisser qu’1/3 à son maître. Il commence déjà à s’émanciper.
-
Quelle est la particularité de l’île présentée ? Que se passe-t-il pour les hommes qui y accostent ?
Cette île est peuplée par des hommes qui étaient esclaves et qui se sont rebellés.
Les esclaves deviennent maîtres et les maîtres deviennent au mieux des esclaves, au pire meurent.
-
Quelle est la réaction d’Arlequin à l’annonce de la particularité de l’île ?
Arlequin est particulièrement heureux et continue son émancipation.
-
Comparez les rapports hiérarchiques des deux personnages entre le début et la fin de la scène. Pour répondre à cette question, faites le plan de la scène.
3 mouvements :
.
Iphicrate informe Arlequin de
la nature de l'île (>
"Eh ! encore vit-on") : information bien imprudente qui
donne à Arlequin une première occasion de se réjouir
("ils tuent les maîtres, à la bonne heure").
Dans ce passage, Iphicrate reste le maître, malgré son
inquiétude : il donne des ordres, établit un
premier projet ("nous tirer d'ici"). Arlequin l'appelle
d'ailleurs "mon patron".
.
dès le deuxième mouvement (>
"le gourdin est dans la chaloupe"), Arlequin
prend l'avantage : Iphicrate ne s'exprime plus que par des
interrogations ou des injonctions plus molles
("je t'en prie") qui font ricaner Arlequin ("c'est
l'air du pays qui fait cela"). A la hâte inquiète
du maître, le valet répond par la facétie (il
siffle, chante, rit), l'indifférence appuyée ou
l'
ironie. Cette fois, Iphicrate n'est plus appelé par Arlequin
que "Monsieur Iphicrate", appellation solennelle et
railleuse.
.
enfin (>
fin de la scène), la colère
d'Iphicrate ne sachant plus se contrôler, le conflit devient
ouvert. Les pronoms marquent cette
tension : Arlequin finit par tutoyer Iphicrate, dont les répliques
se raccourcissent de plus en plus (à bout d'arguments, il
finira par saisir son épée). Arlequin a abandonné
son badinage : le dramaturge signale son "air sérieux"
et ses propos ont une coupante netteté.
-
Quelle est la différence entre ces deux verbes à l’impératif prononcés par Iphicrate ?
« Suis-moi » (5è réplique) et « avançons, je te prie » (12è réplique)
« Suis-moi », Iphicrate est encore le maître d’Arlequin.
« Avançons, je te prie », je te prie montre qu’Iphicrate a perdu du terrain. Il est obligé de demander poliment à son esclave de venir.
Remarques :
Nom d’Iphicrate : Iphicrate : le prénom est destiné à rappeler l'origine supposée du personnage et sa condition sociale : il contient en effet dans son suffixe le radical grec kratein (commander) et signifie "celui qui commande par la force".
La scène 1 est une scène d’exposition : on apprend les raisons qui font que les personnages sont sur scène. On connaît leurs rapports hiérarchiques, leurs rôles.
Nous apprenons le lieu.
Nous savons d’où ils sont originaires.
Nous apprenons l’enjeu de la pièce : les rapports entre maître et valet.
Que sera la suite de la pièce ? Valeur didactique de l’expérience. Le projet thérapeutique : Iphicrate en vivant cette expérience va apprendre à devenir un bon maître.
On apprend le genre de la pièce : comédie.
Analyse de la scène 2
Questions de compréhension
-
Quels sont les personnages mis en scène ?
-
Comment passe-t-on d’une scène à l’autre ?
-
Pourquoi Trivelin donne-t-il l’épée d’Iphicrate à Arlequin ?
-
Quel est le rôle de Trivelin dans la société de l’île ?
-
Quel est le projet de l’île des esclaves ?
-
Que va devoir faire Arlequin sur l’île ?
Analyse : Une nouvelle société.
-
Qui parle le plus dans cette scène ? Qui parle le moins ?
-
Quelles sont les personnes qui ont la parole au XVIIIème siècle dans la société française ?
-
Par quoi sont stigmatisés (reconnaissables) les esclaves ?
-
Montrez, dans un développement organisé, quelle société est mise en place dans cette île et quels sont les moyens mis en œuvre pour la réaliser.
CORRECTION
Analyse de la scène 2
Questions de compréhension
-
Quels sont les personnages mis en scène ? Arlequin, Iphicrate, Trivelin et Cléanthis
-
Comment passe-t-on d’une scène à l’autre ?
Trivelin a vu Iphicrate l’épée à la main prêt à frapper Arlequin
-
Pourquoi Trivelin donne-t-il l’épée d’Iphicrate à Arlequin ?
Pour l’empêcher de le tuer. C’est surtout un geste symbolique. L’épée est le symbole de l’aristocratie. Iphicrate est donc destitué de ses droits de souverain et Arlequin est promu
-
Quel est le rôle de Trivelin dans la société de l’île ?
Trivelin a pour rôle de faire respecter l’inversion des rôles.
-
Quel est le projet de l’île des esclaves ?
Rendre les maîtres meilleurs.
-
Que va devoir faire Arlequin sur l’île ?
Arlequin a 8 jours de plaisir puis va devoir travailler.
Analyse : Une nouvelle société.
-
Qui parle le plus dans cette scène ? Qui parle le moins ?
Le plus, Trivelin et Arlequin. Le moins est Iphicrate.
-
Quelles sont les personnes qui ont la parole au XVIIIème siècle dans la société française ?
Ce sont les aristocrates : Iphicrate perd son épée (objet) mais aussi la parole . Il perd donc tous les attributs de son pouvoir.
-
Par quoi sont stigmatisés (reconnaissables) les esclaves ?
par le costume
-
Montrez, dans un développement organisé, quelle société est mise en place dans cette île et quels sont les moyens mis en œuvre pour la réaliser.
La société mise en place est une société plus juste où, même si les classes sociales existent, il n’est pas prévu de les abroger, les maîtres respectent leurs esclaves.
La société n’a pas donc le but de mettre fin à l’Ancien Régime.
Pour arriver à ce travail, les hommes de l’île proposent une rééducation au maître et à l’esclave en leur permettant d’inverser les rôles. Cette coutume n’est pas sans rappeler celle de Carnaval ou des Saturnales.
Analyse de la scène 3
-
Qui sont les personnages sur scène ?
-
En quoi Cléanthis et Arlequin sont-ils des personnages très proches ?
-
Pourquoi Trivelin demande-t-il à Cléanthis de faire le portrait d’Euphrosine ?
L’art du Portrait :
-
Sur quel ton Cléanthis fait-elle le portrait d’Euphrosine ?
-
Quel défaut principal de sa maîtresse Cléanthis met-elle en valeur ?
-
Comment réagit Euphrosine ?
-
Après avoir lu et étudié les Précieuses Ridicules, quel type de personnage met en scène Marivaux ? Pourquoi une telle excessivité ?
Correction
Analyse de la scène 3
-
Qui sont les personnages sur scène ?
-
En quoi Cléanthis et Arlequin sont-ils des personnages très proches ?
-
Pourquoi Trivelin demande-t-il à Cléanthis de faire le portrait d’Euphrosine ?
L’art du Portrait :
-
Sur quel ton Cléanthis fait-elle le portrait d’Euphrosine ?
-
Quel défaut principal de sa maîtresse Cléanthis met-elle en valeur ?
-
Comment réagit Euphrosine ?
-
Après avoir lu et étudié les Précieuses Ridicules, quel type de personnage met en scène Marivaux ? Pourquoi une telle excessivité ?
-
Trivelin, Cléanthis et Euphrosine
-
Cléanthis et Arlequin sont proches car ce sont tous les deux des valets et surtout ils n’ont pas de nom.
-
Pour qu’Euphrosine entende ses défauts et s’en guérisse.
-
Cléanthis se moque d’Euphrosine lors de son portrait.
-
Elle met en valeur la vanité stupide de sa maîtresse.
-
Euphrosine est vexée.
-
Marivaux met en scène une précieuse. Il faut exagérer le trait pour que la transformation du personnage soit encore plus spectaculaire. C’est aussi sûrement un moyen de se moquer des femmes. En effet, Iphicrate n’a rien d’un galant.
Les précieuses ridicules
(doc complémentaire)
Magdelon et Cathos, respectivement fille et nièce du bourgeois Gorgibus, viennent d’arriver à Paris. Elles se veulent « précieuses », c’est-à-dire qu’elles entendent vivre de manière raffinée, fréquenter des personnes cultivées, parler de littérature, orner leur langage par le recours à des figures de style recherchées.
C’est pourquoi elles dédaignent les demandes en mariage de deux gentilshommes qu’elles jugent trop communs. Ceux-ci vont se venger en chargeant leurs valets de jouer les « précieux » pour séduire Cathos et Magdelon. Le marquis de Mascarille (en réalité le valet de l’un d’eux) vient d’être introduit chez elles …
Scène IX
Magdelon, Cathos, Mascarille, Almanzor
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MASCARILLE, après avoir salué : Mesdames1, vous serez surprises, sans doute, de l’audace de ma visite ; mais votre réputation vous attire cette méchante affaire, et le mérite a pour moi des charmes si puissants, que je cours après lui. MAGDELON : Si vous poursuivez le mérite, ce n’est pas sur nos terres que vous devez chasser. CATHOS : Pour voir chez nous le mérite, il a fallu que vous l’y ayez amené. MASCARILLE : Ah ! je m’inscris en faux2 contre vos paroles. La renommée accuse juste en contant ce que vous valez ; et vous allez faire pic, repic et capot3 tout ce qu’il y a de galant dans Paris. MAGDELON : Votre complaisance pousse un peu trop la libéralité4 de ses louanges ; et nous n’avons garde, ma cousine et moi, de donner de notre sérieux dans le doux de votre flatterie. CATHOS : Ma chère, il faudrait faire donner des sièges. MAGDELON : Holà, Almanzor ! ALMANZOR : Madame. MAGDELON : Vite, voiturez-nous ici les commodités de la conversation5. MASCARILLE : Mais au moins, y a-t-il sûreté ici pour moi ? CATHOS : Que craignez-vous ? MASCARILLE : Quelque vol de mon cœur, quelque assassinat de ma franchise6. Je vois ici des yeux qui ont la mine d’être de fort mauvais garçons, de faire insulte7 aux libertés, et de traiter une âme de Turc à More8. Comment diable, d’abord qu’on les approche, ils se mettent sur leur garde meurtrière9 ? Ah ! par ma foi, je m’en défie, et je m’en vais gagner au pied10, ou je veux caution bourgeoise11 qu’ils ne me feront point de mal.
MAGDELON :
Ma chère, c’est le caractère enjoué. MAGDELON : Ne craignez rien : nos yeux n’ont point de mauvais dessins, et votre cœur peut dormir en assurance sur leur prud’homie13. CATHOS : Mais de grâce, Monsieur, ne soyez pas inexorable à ce fauteuil qui vous tend les bras il y a un quart d’heure ; contentez un peu l’envie qu’il a de vous embrasser. MASCARILLE, après s’être peigné et avoir ajusté ses canons14 : Eh bien, Mesdames, que dites-vous de Paris ? MAGDELON : Hélas ! qu’en pourrions-nous dire ? Il faudrait être l’antipode de la raison, pour ne pas confesser que Paris est le grand bureau15 des merveilles, le centre du bon goût, du bel esprit et de la galanterie. MASCARILLE : Pour moi, je tiens que hors de Paris, il n’y a point de salut pour les honnêtes gens. CATHOS : C’est une vérité incontestable. MASCARILLE : Il y fait un peu crotté ; mais nous avons une chaise. MAGDELON : Il est vrai que la chaise est un retranchement merveilleux contre les insultes de la boue et du mauvais temps. MASCARILLE : Vous recevez beaucoup de visites : quel bel esprit est des vôtres ? MAGDELON : Hélas ! nous ne sommes pas encore connues ; mais nous sommes en passe de l’être, et nous avons une amie particulière qui nous a promus d’amener ici tous ces Messieurs du Recueil des pièces choisies16. CATHOS : Et certains autres qu’on nous a nommés aussi pour être les arbitres souverains des belles choses. MASCARILLE : C’est moi qui ferai votre affaire mieux que personne : ils me rendent tous visite ; et je puis dore que je ne me lève17 jamais sans une demi-douzaine de beaux esprits.
Molière, Les Précieuses ridicules, 1659
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1. Mesdames : ce mot conviendrait pour des femmes de la noblesse. Magdelon et Cathos sont des bourgeoises. 2. S’inscrire en faux : soutenir que cela n’est pas vrai. 3. pic, repic et capot : termes du jeu de piquet = marquer beaucoup de points pendant que son adversaire n’en marque aucun. 4. libéralité : générosité 5. commodités de la conversation : sièges. 6. franchise : liberté. 7. insulte : querelle ou attaque par surprise. 8. traiter de Truc à More : agir avec rigueur et dureté. 9. garde meurtrière : posture d’escrime visant à tuer l’adversaire. 10. gagner à pied : fuir. 11. caution bourgeoise : garantie solide. 12. Amilcar : personnage d’un roman précieux, La Clélie. Il était gai, galant, agréable. 13. prud’homie : honnêteté 14. canons : ornements attachés au bas de la culotte, froncés et embellis de ruban. 15. Référence au Bureau d’adresses de Théophraste Renaudot, sorte d’agence de nouvelles et d’affaires.
16. Ces Messieurs .. : écrivains connus. 17. allusion à une pratique des grands seigneurs qui consistait à recevoir leur clientèle d’écrivains à leur « petit lever ». |
Questions de compréhension
Pas à pas
-
Quel mot est répété dans les trois premières répliques ? Que signifie-t-il ?
-
Expliquer la périphrase : « voiturez-nous les commodités de la conversation ». Donnez un synonyme au verbe voiturer.
-
Qu’est-ce que Mascarille sous-entend lorsqu’il désigne les yeux des deux jeunes filles par l’expression de fort mauvais garçons ?
-
Trouvez la phrase qui signifie Asseyez-vous.
-
Expliquez : Il y fait un peu crotté ; mais nous avons la chaise.
Analyse
-
Distinguez les moments de la scène en vous aidant des didascalies et des indications scéniques contenues dans les répliques.
-
Relevez un « cliché », c’est-à-dire une idée toute faite, concernant Paris dans le discours de Précieuses. En quoi est-il ridicule ?
-
Relevez une marque d’exagération dans le langage de Mascarille. Le nom même du personnage n’aurait-il pas dû inciter les deux Précieuses à la méfiance ?
Questions de compréhension
Pas à pas
-
Quel mot est répété dans les trois premières répliques ? Que signifie-t-il ?
Mérite : ce qui rend quelqu’un, sa conduite, dignes d’estime, de récompense.
-
Expliquer la périphrase : « voiturez-nous les commodités de la conversation ». Donnez un synonyme au verbe voiturer.
Apportez nous des fauteuils.
Voiturer = apporter
-
Qu’est-ce que Mascarille sous-entend lorsqu’il désigne les yeux des deux jeunes filles par l’expression de fort mauvais garçons ?
Fort mauvais garçons : car leurs yeux ne sont pas tendres. Ils ne permettent pas d’espérer de tendres sentiments.
-
Trouvez la phrase qui signifie Asseyez-vous.
Réplique de Cathos : contentez un peu l’envie qu’il a de vous embrasser.
-
Expliquez : Il y fait un peu crotté ; mais nous avons la chaise.
Paris était peu pavé et lorsqu’il pleuvait, cela devenait tout boueux. Les gens nobles se déplaçaient en chaise à porteur.
Analyse
-
Distinguez les moments de la scène en vous aidant des didascalies et des indications scéniques contenues dans les répliques.
1ère partie : les personnages sont debout. Il n’y a aucun siège : Mascarille vient se présenter.
2ème partie : le siège est arrivé : la conversation devient galante : les yeux des jeunes filles
3ème partie : Mascarille est assis. La conversation est autour de Paris.
-
Relevez un « cliché », c’est-à-dire une idée toute faite, concernant Paris dans le discours de Précieuses. En quoi est-il ridicule ?
Paris est considéré comme le centre de la France, le lieu où tout est beau et merveilleux. Cela est ridicule car tout n’est pas beau : Paris est au contraire très sale.
-
Relevez une marque d’exagération dans le langage de Mascarille. Le nom même du personnage n’aurait-il pas dû inciter les deux Précieuses à la méfiance ?
Mascarille exagère sur le pouvoir des yeux des jeunes filles. Mascarille fait penser à Mascarade.
Scène 6
Situation de la scène dans l’œuvre
-
A quel moment de la pièce cette scène se trouve-t-elle ? Que pouvez-vous donc en déduire ?
-
Qui sont les personnages sur scène ? Que pensez-vous qu’il puisse se passer ?
La distribution de la parole
-
Quel est le sujet principal de conversation entre Arlequin et Cléanthis ? Rrelevez le champ lexical.
-
Pensez-vous que ce soit un sujet acceptable pour des valets au XVIIè ?
-
Soyez attentifs aux propos de Cléanthis. « n’épargnez ni compliments, ni révérences » / « promenons-nous plutôt de cette manière_là ». Ces paroles pourraient être prononcées par une personne extérieure à la pièce : par qui ? Que pouvez-vous donc dire de l’attitude des deux personnages ?
-
Le théâtre est un Art littéraire à part. Il a pour but de montrer sur scène aux spectateurs leurs défauts. Après la représentation, les spectateurs repartent chez eux en ayant appris quelque chose sur eux-mêmes. Ils sont donc censés être meilleurs. Le théâtre a donc un rôle éducatif. Arlequin et Euphrosine jouent leurs maîtres. Qui reçoit donc une leçon dans cette scène ?
-
La scène se découpe en trois parties : Quelles sont-elles ?
L’occupation de l’espace
-
Où se trouvent Iphicrate et Euphrosine pendant qu’Arlequin et Cléanthis discutent ? Appuyez-vous sur le texte.
Les relations entre les personnages
-
Arlequin et Cléanthis jouent un rendez-vous amoureux. Pourtant tous les deux n’y mettent pas le même sérieux. Qui croit vraiment à son rôle ? Qui se rappelle que c’est un jeu ? Appuyez-vous sur le texte
Correction
Scène 6
Situation de la scène dans l’œuvre
-
A quel moment de la pièce cette scène se trouve-t-elle ? Que pouvez-vous donc en déduire ?
C’est la moitié de la pièce donc son apogée en principe.
-
Qui sont les personnages sur scène ? Que pensez-vous qu’il puisse se passer ?
Arlequin / Cléanthis Iphicrate /Euphrosine.
Trivelin n’est pas sur scène, or on se rappelle qu’il est un médiateur, un pare-feu contre les moqueries des valets contre les maîtres. On peut donc se demander quelles seront les attitudes des valets envers leurs maîtres.
La distribution de la parole
-
Quel est le sujet principal de conversation entre Arlequin et Cléanthis ? Rrelevez le champ lexical.
Arlequin et Cléanthis parlent d’amour « tendre ; gâces ; galant ; douceurs ; compliments ; aimez… »
-
Pensez-vous que ce soit un sujet acceptable pour des valets au XVIIè ?
Les valets ne parlent pas d’amour. Ils sont dans le jeu.
-
Soyez attentifs aux propos de Cléanthis. « n’épargnez ni compliments, ni révérences » / « promenons-nous plutôt de cette manière_là ». Ces paroles pourraient être prononcées par une personne extérieure à la pièce : par qui ? Que pouvez-vous donc dire de l’attitude des deux personnages ?
Leur entretien est joué, c'est-à-dire mis en scène. Cléanthis a d’ailleurs ce rôle. Elle dit ce qu’Arlequin doit lui dire, elle lui interdit certains gestes, elle se met elle-même en scène.
Ce sont doublement des acteurs.
-
Le théâtre est un Art littéraire à part. Il a pour but de montrer sur scène aux spectateurs leurs défauts. Après la représentation, les spectateurs repartent chez eux en ayant appris quelque chose sur eux-mêmes. Ils sont donc censés être meilleurs. Le théâtre a donc un rôle éducatif. Arlequin et Euphrosine jouent leurs maîtres. Qui reçoit donc une leçon dans cette scène ?
Double destinataire : le spectateur et les maîtres. Il y a une mise en abyme, du théâtre dans le théâtre.
-
La scène se découpe en trois parties : Quelles sont-elles ?
Préliminaires amoureux ; scène amoureuse ; conquérir les maîtres.
L’occupation de l’espace
-
Où se trouvent Iphicrate et Euphrosine pendant qu’Arlequin et Cléanthis discutent ? Appuyez-vous sur le texte.
Ils se trouvent dix pas derrière. Ils sont donc spectateurs de leurs défauts. Ils sont relégués derrière sans droit à la parole.
Il s’agit pour eux de prendre une leçon.
Les relations entre les personnages
-
Arlequin et Cléanthis jouent un rendez-vous amoureux. Pourtant tous les deux n’y mettent pas le même sérieux. Qui croit vraiment à son rôle ? Qui se rappelle que c’est un jeu ? Appuyez-vous sur le texte.
Arlequin est un pur personnage de comédie. Il ne cesse de rire. Il n’arrive pas à rester sérieux. Il ne sait pas se départir de sa condition sociale.
Cléanthis croit qu’elle a acquis un nouveau statut social. Elle pense être digne du maître. Elle ne cesse de rappeler à l’ordre Arlequin.
Questions sur la scène X
-
Comment appelle-t-on les dernières scènes d’une pièce de théâtre ?
-
Les hommes servent d’exemple aux femmes : Quelle est la « raison » invoquée par Arlequin pour rendre à Iphicrate son rôle ?
-
Cléanthis s’exprime longuement. Comment appelle-t-on ce type de parole ?
-
Que met-elle en avant dans cette tirade ?
-
Quel aveu fait Euphrosine dans la fin de la scène ? Le projet de l’île a-t-il réussi ?
-
Quel est le dénouement de la pièce ?
Correction
Questions sur la scène X
-
Comment appelle-t-on les dernières scènes d’une pièce de théâtre ?
Les dernières scènes constituent le dénouement.
-
Les hommes servent d’exemple aux femmes : Quelle est la « raison » invoquée par Arlequin pour rendre à Iphicrate son rôle ?
Arlequin prétexte un problème de vêtement.
-
Cléanthis s’exprime longuement. Comment appelle-t-on ce type de parole ?
Elle prononce une tirade.
-
Que met-elle en avant dans cette tirade ?
Elle montre que les valets même s’ils sont pauvres sont pourvus de richesse morale, ce qui n’est pas forcément vrai à l’inverse.
-
Quel aveu fait Euphrosine dans la fin de la scène ?
Euphrosine reconnaît qu’elle a maltraité Cléanthis. L’île l’a donc guérie de ses défauts.
-
Quel est le dénouement de la pièce ?
Les maîtres et les esclaves vont repartir en paix et fraternels vers Athènes.
Questions de synthèse sur la pièce
-
Quel est le projet de l’île des esclaves ?
-
Quels sont les moyens mis en œuvre pour le réaliser ?
Marivaux met en scène deux couples : les hommes et les femmes.
-
Que dénonce-t-il en mettant en scène les femmes ?
Dans la société du XVIIIè siècle, inverser Maître et Valet est osé.
-
Pourquoi, à votre avis, Marivaux n’a-t-il pas été censuré ?
L’île des esclaves : Comédie ?
-
En quoi peut-on défendre le point de vue que l’île des esclaves n’est pas une comédie ?
Caractères des personnages :
Le rire :
-
Pourtant cette pièce en conserve bien des éléments :
Les femmes :
Scène 6 :
L’île des esclaves : Pièce révolutionnaire ?
-
L’histoire de l’île en fait une pièce révolutionnaire. Pourquoi ?
-
Quels statuts acquièrent les différents personnages ? Cela rend-il la pièce politiquement engagée ?
-
Dans quel cadre (géographique) se situe cette pièce ?
-
Quel effet produit le « théâtre dans le théâtre » ?
-
Que pensez-vous du dénouement ?
Regroupez les réponses à ces différentes questions en deux colonnes, selon qu’elles défendent un point de vue ou l’autre.
Questions de synthèse sur la pièce
-
Quel est le projet de l’île des esclaves ?
-
Quels sont les moyens mis en œuvre pour le réaliser ?
Marivaux met en scène deux couples : les hommes et les femmes.
-
Que dénonce-t-il en mettant en scène les femmes ?
Dans la société du XVIIIè siècle, inverser Maître et Valet est osé.
-
Pourquoi, à votre avis, Marivaux n’a-t-il pas été censuré ?
L’île des esclaves : Comédie ?
-
En quoi peut-on défendre le point de vue que l’île des esclaves n’est pas une comédie ?
Caractères des personnages :
Le rire :
-
Pourtant cette pièce en conserve bien des éléments :
Les femmes :
Scène 6 :
L’île des esclaves : Pièce révolutionnaire ?
-
L’histoire de l’île en fait une pièce révolutionnaire. Pourquoi ?
-
Quels statuts acquièrent les différents personnages ? Cela rend-il la pièce politiquement engagée ?
-
Dans quel cadre (géographique) se situe cette pièce ?
-
Quel effet produit le « théâtre dans le théâtre » ?
-
Que pensez-vous du dénouement ?
Regroupez les réponses à ces différentes questions en deux colonnes, selon qu’elles défendent un point de vue ou l’autre.
Correction
Questions de synthèse sur la pièce
-
Quel est le projet de l’île des esclaves ?
Eduquer les maîtres et les valets en leur faisant échanger leur place.
-
Quels sont les moyens mis en œuvre pour le réaliser ?
Les personnages sont sur une île, Trivelin leur fait changer de costume.
Marivaux met en scène deux couples : les hommes et les femmes.
-
Que dénonce-t-il en mettant en scène les femmes ?
Marivaux dénonce la coquetterie excessive des femmes. Il dénonce la préciosité
Dans la société du XVIIIè siècle, inverser Maître et Valet est osé.
-
Pourquoi, à votre avis, Marivaux n’a-t-il pas été censuré ?
Parce que son œuvre est décontextualisée.
L’île des esclaves : Comédie ?
-
En quoi peut-on défendre le point de vue que l’île des esclaves n’est pas une comédie ?
Caractères des personnages : on est loin de la commedia dell’arte. Sobriété dans le jeu, peu de didascalies extravagantes (sauf scène 6)
Le rire : le rire est peu présent au contraire des larmes.
-
Pourtant cette pièce en conserve bien des éléments :
Les femmes : elles sont le ressort du comique par la satire que fait Marivaux de leur coquetterie.
Scène 6 : Arlequin ne peut garder son sérieux.
L’île des esclaves : Pièce révolutionnaire ?
-
L’histoire de l’île en fait une pièce révolutionnaire. Pourquoi ?
Remet en cause les rapports sociaux de l’époque en inversant les rôles.
-
Quels statuts acquièrent les différents personnages ? Cela rend-il la pièce politiquement engagée ?
Les valets deviennent les maîtres, les maîtres deviennent les esclaves. Cela rend la pièce révolutionnaire.
-
Dans quel cadre (géographique) se situe cette pièce ?
C’est dans une île, dans l’antiquité.
-
Quel effet produit le « théâtre dans le théâtre » ?
Rappel qu’on est au théâtre. Cela renforce l’artificialité.
-
Que pensez-vous du dénouement ?
Le dénouement est larmoyant. Ce sont les paroles qui ont triomphé, plus que la véritable inversion des rôles.
Il y a réconciliation plus que réel progrès social.
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