UN GENRE : LA NOUVELLE
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Récapitulatif
sur les notions servant à étudier le récit :
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La
situation d’énonciation :
il faut se rappeler que tout discours, et tout récit, est le
fruit d’un acte mettant en œuvre le langage : cet acte
s’appelle énonciation. Et l’on appelle « situation
d’énonciation » le cadre de cette mise en œuvre
du langage.
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Dans
la situation d’énonciation, on distingue l’énonciateur
– celui qui parle et qui énonce - ; le destinataire –
celui à qui est destiné le massage de l’énonciateur
- ; enfin, le lieu et le moment de l’énonciation.
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L’auteur :
c’est celui qui écrit l’œuvre et dont le nom apparaît
sur la première de couverture. De manière générale,
il est distinct du narrateur.
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Le
narrateur :
dans le récit, c’est le personnage fictif qui raconte les
événements. Il y a diverses positions du narrateur :
on les appelle les focalisations ou point de vue.
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La focalisation : - la focalisation zéro intervient dans les récits à la troisième personne. Le narrateur, extérieur à la fiction, y est omniscient : il connaît les personnages du dehors (à travers leurs gestes et leurs actions) et du dedans (à travers leurs pensées et leurs désirs). Le narrateur en sait plus que les personnages sur leur devenir, puisqu’il connaît leur passé aussi bien que leur avenir. - La focalisation externe caractérise les récits dans lesquels le narrateur, extérieur à la fiction, ne connaît les personnages que de l’extérieur. Leurs pensées lui restent inconnues. La narration est repérable par son objectivité et sa neutralité, comme l’œil d’une caméra. - La focalisation interne est le point de vue d’un personnage de la fiction. Ce dernier livre une perception subjective et limitée de la réalité.
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La
situation d’énonciation :
il faut se rappeler que tout discours, et tout récit, est le
fruit d’un acte mettant en œuvre le langage : cet acte
s’appelle énonciation. Et l’on appelle « situation
d’énonciation » le cadre de cette mise en œuvre
du langage.
La focalisation interne s’impose :
- Soit lorsque le narrateur et le personnage se confondent (récits à la première personne du personnage-narrateur)
- Soit lorsque le narrateur, extérieur à la fiction, livre momentanément le point de vue de l’un des personnages (lors d’un portrait, d’une description)
Attention ! On trouve souvent dans un récit une alternance de focalisations différentes.
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La
structure du récit / le schéma narratif :
on distingue 5 étapes dans la progression du récit :
elle sont plus ou moins visible selon le texte que l’on étudie.
1) La situation
initiale donne le
cadre de l’intrigue, à partir duquel tout va se jouer. 2)
L’élément
perturbateur
bouleverse la situation initiale et lance l’action. 3) L’action
est la suite d’événements qui constituent la
progression du récit. 4) La
résolution
est la force rééquilibrante qui met un terme à
l’action. 5) La
situation finale
caractérise la situation des personnages à la fin du
récit.
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Les
discours rapportés : les formes du discours :
un récit n’est pas un ensemble totalement unifié. Au
sein même de la narration, on peut relever divers passages
discursifs. On en distingue trois genres : - le
discours direct,
introduit généralement par un verbe de parole et des
guillemets, il rapporte, sans les modifier, les paroles d’un
personnages ; - le
discours indirect :
introduit également par un verbe de discours, il rapporte les
paroles en les transposant, càd en changeant les temps, les
personnes grammaticales pour l’insérer dans la narration
sans rupture : ex : Maupassant, ligne 45-46 : il
me dit qu’il allait me dire une singulière aventure qui lui
était arrivée là, il y a une dizaine d’années.
Dans ce type de discours, les marques affectives disparaissent et
l’on retrouve une proposition subordonnée à la place
des guillemets. – Enfin, on distingue le discours
indirect libre :
comme le style indirect : il n’a pas de ponctuation
particulière et il transpose les formes grammaticales. Mais
il est différent dans la mesure où il n’y a pas de
subordination et où il conserve les marque du langage oral :
expressivité, ponctuation : ex :
indirect :
Maupassant ligne
13 : il me dit
qu’il avait nombre de souvenirs sur cette rivière.
Indirect libre :
ah ! combien de souvenirs il avait sur cette rivière !
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La
description et ses diverses fonctions :
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La
description correspond généralement à une pause
dans le récit : elle interrompt le cours de la narration
et, dans un récit au passé, l’imparfait est utilisé.
La description s’organise selon diverses modalités :
du plan le plus général au plan le plus rapproché,
en s’attachant à un détail par exemple.
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Les
fonctions de la description : représentative,
elle construit le monde en donnant l’illusion du réel ;
symbolique :
elle renvoie à un état moral ou social du personnage
ex : un personnage triste décrira un paysage triste ;
description
narrative :
elle sert à expliquer la psychologie d’un personnage, à
révéler la situation sociale, à expliquer les
raisons d’une intrigue ; enfin, fonction argumentative :
elle peut servir de preuve ou d’illustration dans une
argumentation, avec une valeur valorisante ou dévalorisante.
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Qu’est-ce
qu’une nouvelle ?
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Caractéristiques
quantitative : la nouvelle est un récit bref, fondé
sur un sujet restreint. Elle évoque une aventure, un
souvenir, un épisode, une anecdote, un instant. Elle se
construit autour d’une intrigue ou d’une action unique.
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Cadre
spatio-temporel : le rythme narratif est déterminant
dans la structure de la nouvelle. Il n’y a pas de digression, pas
de ralenti (propres au roman). Au contraire, on y préfère
l’ ellipse ou le sommaire (cf dans Maupassant, l’ellipse de
moments où le perso dort). Les adverbes de temps et de
liaison ont donc une grande importance puisque ce sont eux
principalement qui aident le lecteur à comprendre le fil de
l’histoire.
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Les
personnages sont peu nombreux dans la nouvelle mais ils ont tous une
très grande importance, pour la plupart. Le récit bref
valorise souvent une identité sans longs développements
psychologiques. Les portraits sont rapides. Mais certains
personnages peuvent apparaître de manière très
forte parce qu’ils sont perçus dans un moment capital de
leur existence.
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Les
thèmes de la nouvelle sont multiples.
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Progression
de la nouvelle : la nouvelle est un récit rapide et
resserré. C pq l’entrée en matière est
immédiate, le récit se concentre sur un événement
ou une scène déterminante. Seul le moment décisif
de l’action sera développé. En effet, généralement,
la nouvelle converge vers une chute qui en est le temps fort. Dans
les nouvelles à chute, la fin modifie radicalement la
perception qu’on avait des faits racontés et invite donc à
une relecture.
- Autre genre de nouvelle : les nouvelles-instants : elles racontent une tranche de vie, sans qu’un événement précis opère la transformation.
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Commentaires
ce que je viens de lire est fait de façon très interessante.N'ya t-il pas des applications à la partie théorique?
Un grand merci pour tout.
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