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La nouvelle - Synthèse PDFImprimerEnvoyer
Samedi, 22 Mars 2008 20:04
Écrit par Shirley


UN GENRE : LA NOUVELLE

 


  1. Récapitulatif sur les notions servant à étudier le récit :

     


  1.  
    • La situation d’énonciation : il faut se rappeler que tout discours, et tout récit, est le fruit d’un acte mettant en œuvre le langage : cet acte s’appelle énonciation. Et l’on appelle « situation d’énonciation » le cadre de cette mise en œuvre du langage.

       

    • Dans la situation d’énonciation, on distingue l’énonciateur – celui qui parle et qui énonce - ; le destinataire – celui à qui est destiné le massage de l’énonciateur - ; enfin, le lieu et le moment de l’énonciation.

       

    • L’auteur : c’est celui qui écrit l’œuvre et dont le nom apparaît sur la première de couverture. De manière générale, il est distinct du narrateur.

       

    • Le narrateur : dans le récit, c’est le personnage fictif qui raconte les événements. Il y a diverses positions du narrateur : on les appelle les focalisations ou point de vue.

       

    • La focalisation : - la focalisation zéro intervient dans les récits à la troisième personne. Le narrateur, extérieur à la fiction, y est omniscient : il connaît les personnages du dehors (à travers leurs gestes et leurs actions) et du dedans (à travers leurs pensées et leurs désirs). Le narrateur en sait plus que les personnages sur leur devenir, puisqu’il connaît leur passé aussi bien que leur avenir. - La focalisation externe caractérise les récits dans lesquels le narrateur, extérieur à la fiction, ne connaît les personnages que de l’extérieur. Leurs pensées lui restent inconnues. La narration est repérable par son objectivité et sa neutralité, comme l’œil d’une caméra. - La focalisation interne est le point de vue d’un personnage de la fiction. Ce dernier livre une perception subjective et limitée de la réalité.

La focalisation interne s’impose :

  •   Soit lorsque le narrateur et le personnage se confondent (récits à la première personne du personnage-narrateur)
  •   Soit lorsque le narrateur, extérieur à la fiction, livre momentanément le point de vue de l’un des personnages (lors d’un portrait, d’une description)

 

Attention ! On trouve souvent dans un récit une alternance de focalisations différentes.


  • La structure du récit / le schéma narratif : on distingue 5 étapes dans la progression du récit : elle sont plus ou moins visible selon le texte que l’on étudie. 1) La situation initiale donne le cadre de l’intrigue, à partir duquel tout va se jouer. 2) L’élément perturbateur bouleverse la situation initiale et lance l’action. 3) L’action est la suite d’événements qui constituent la progression du récit. 4) La résolution est la force rééquilibrante qui met un terme à l’action. 5) La situation finale caractérise la situation des personnages à la fin du récit.

     


  • Les discours rapportés : les formes du discours : un récit n’est pas un ensemble totalement unifié. Au sein même de la narration, on peut relever divers passages discursifs. On en distingue trois genres : - le discours direct, introduit généralement par un verbe de parole et des guillemets, il rapporte, sans les modifier, les paroles d’un personnages ; - le discours indirect : introduit également par un verbe de discours, il rapporte les paroles en les transposant, càd en changeant les temps, les personnes grammaticales pour l’insérer dans la narration sans rupture : ex : Maupassant, ligne 45-46 : il me dit qu’il allait me dire une singulière aventure qui lui était arrivée là, il y a une dizaine d’années. Dans ce type de discours, les marques affectives disparaissent et l’on retrouve une proposition subordonnée à la place des guillemets. – Enfin, on distingue le discours indirect libre : comme le style indirect : il n’a pas de ponctuation particulière et il transpose les formes grammaticales. Mais il est différent dans la mesure où il n’y a pas de subordination et où il conserve les marque du langage oral : expressivité, ponctuation : ex : indirect : Maupassant ligne 13 : il me dit qu’il avait nombre de souvenirs sur cette rivière. Indirect libre : ah ! combien de souvenirs il avait sur cette rivière !

     

  • La description et ses diverses fonctions :

     

  • La description correspond généralement à une pause dans le récit : elle interrompt le cours de la narration et, dans un récit au passé, l’imparfait est utilisé. La description s’organise selon diverses modalités : du plan le plus général au plan le plus rapproché, en s’attachant à un détail par exemple.

     

  • Les fonctions de la description : représentative, elle construit le monde en donnant l’illusion du réel ; symbolique : elle renvoie à un état moral ou social du personnage ex : un personnage triste décrira un paysage triste ; description narrative : elle sert à expliquer la psychologie d’un personnage, à révéler la situation sociale, à expliquer les raisons d’une intrigue ; enfin, fonction argumentative : elle peut servir de preuve ou d’illustration dans une argumentation, avec une valeur valorisante ou dévalorisante.

     


  1. Qu’est-ce qu’une nouvelle ?

     

  • Caractéristiques quantitative : la nouvelle est un récit bref, fondé sur un sujet restreint. Elle évoque une aventure, un souvenir, un épisode, une anecdote, un instant. Elle se construit autour d’une intrigue ou d’une action unique.

     

  • Cadre spatio-temporel : le rythme narratif est déterminant dans la structure de la nouvelle. Il n’y a pas de digression, pas de ralenti (propres au roman). Au contraire, on y préfère l’ ellipse ou le sommaire (cf dans Maupassant, l’ellipse de moments où le perso dort). Les adverbes de temps et de liaison ont donc une grande importance puisque ce sont eux principalement qui aident le lecteur à comprendre le fil de l’histoire.

     

Concernant le temps et l’espace encore une fois, dans la nouvelle, l’illusion d’une histoire tirée de la réalité est fréquente grâce aux repères spatio-temporels connus utilisés dans la narration.

 

  • Les personnages sont peu nombreux dans la nouvelle mais ils ont tous une très grande importance, pour la plupart. Le récit bref valorise souvent une identité sans longs développements psychologiques. Les portraits sont rapides. Mais certains personnages peuvent apparaître de manière très forte parce qu’ils sont perçus dans un moment capital de leur existence.

     

  • Les thèmes de la nouvelle sont multiples.

     

  • Progression de la nouvelle : la nouvelle est un récit rapide et resserré. C pq l’entrée en matière est immédiate, le récit se concentre sur un événement ou une scène déterminante. Seul le moment décisif de l’action sera développé. En effet, généralement, la nouvelle converge vers une chute qui en est le temps fort. Dans les nouvelles à chute, la fin modifie radicalement la perception qu’on avait des faits racontés et invite donc à une relecture.

     

  • Autre genre de nouvelle : les nouvelles-instants : elles racontent une tranche de vie, sans qu’un événement précis opère la transformation.

Commentaires  

 
0 #1 commentaire sur la nouvellebout 13-06-2008 15:36
Bonjour
ce que je viens de lire est fait de façon très interessante.N'ya t-il pas des applications à la partie théorique?
Un grand merci pour tout.
 
 
0 #2 Pandore_a 20-06-2008 19:26
Non, je crois qu'il s'agit d'une fiche de synthèse distribuée en fin de séquence.
 

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