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Récapitulatif EOD : Textes théoriques à connaîtrePDFImprimerEnvoyer
Mercredi, 23 Avril 2008 00:11
Écrit par tortue géniale
Je vous propose de récapituler ici les références que nous sommes censés connaître pour chaque objet d'étude/perspective:

- GENRES ET REGISTRES :

Aristote : je passe, on trouve des synthèses partout, en plus c'est pas long à (re)lire

- ARGUMENTATION:


Perelman
Perelman définit l’argumentation comme « les techniques discursives permettant de provoquer ou d’accroître l’adhésion aux thèses que l’on présente à leur assentiment ». Ainsi, selon cet auteur, pour étudier l’argumentation il faut dissocier les aspects du raisonnement relatifs à la vérité et ceux qui sont relatifs à l’adhésion, c’est-à-dire aux valeurs. Dans son Traité de l’argumentation, il établit donc une distinction entre argumentation heuristique et argumentation rhétorique.

- RECIT:



Une fiche intéressante ( y figurent notamment Jouve, Eco, Todorov...)
http://capesentrouble.forumactif.com/viewtopic.forum?t=802&highlight=narratif

Genette ( fiche de Zorro, de l'année dernière Wink )
dans la diégèse (un peu le squelette du récit, quoi) on trouve soit

¤¤un narrateur hétérodiégétique = le narrateur n'est pas un personnage du récit (c'est le narrateur prototype)et le récit est fait à la P3, par ex, Madame Bovary

¤¤un narrateur homodiégétique = le narrateur apparaît comme personnage dans son récit, cf. Le Grand Meaulnes ou Manon Lescaut... il faut alors étudier la relation entre le narateur et l'histoire (=ce qui suit)


donc, si on a un narrateur homodiégétique, il est soit :
*autodiégétique = le narrateur est le personnage principal de sa propre histoire...l'exemple canonique, c'est marcel dans la recherche (mais faire gaffe à ne pas confondre marcel et marcel proust)

*intradiégétique = le narrateur et le narrataire (=personnage fictif à qui est destiné le récit, donc, surtout, pas le lecteur) appartiennent au récit dans le cas du récit enchâssé (ou encadrant) par ex dans une nouvelle de Barbey d'Aurevilly l'Ensorcelée
ce qui s'oppose au
*narrateur extradiégétique = le narrateur et le narrataire ne sont pas personnages d'un récit encadrant (par ex le Grand Meaulnes)
-> ces deux dernières catégories concernent les niveaux de narration

(source : Figures III, chap "discours du récit" n°5 "Voix" (1972))


schéma quinaire (Adam )
Le schéma quinaire est un type de schéma narratif, c'est-à-dire de construction du récit, décrit par Paul Larivaille dans L'Analyse morphologique du récit. Il a été utilisé d'abord pour décrire la structure élémentaire des contes.

1. Situation initiale : le décor est planté, le lieu et les personnages introduits et décrits
2. Complication : perturbation de la situation initiale
3. Action : moyens utilisés par les personnages pour résoudre la perturbation
4. Résolution : conséquence de l'action
5. Situation finale : résultante de la résolution, équilibre final


- LA NOTION DE DISCOURS :


Austin
Pour Austin (pragmatique illocutoire : théorie des actes de langage) parler c’est agir sur autrui et
instaurer un sens. Il distingue 3 types d’actes :
- locutoire pour ce qui relève de la profération linguistique
- illocutoire pour désigner ce qu’accomplit le locuteur par son énonciation
- perlocutoire pour les effets de l’énoncé sur l’auditeur

Jakobson ( les fonctions du langage )

- LA LECTURE:


Jauss : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_la_r%C3%A9ception

Eco : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_lecteur_mod%C3%A8le

Barthes:http://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Barthes#La_.C2.AB_mort_de_l.27auteur_.C2.BB



n'hésitez pas à compléter!!

ce n'est peut-être pas primordial, mais si on arrive à se renseigner sur ceux qu'on ne connaît pas, ça peut limiter les dégâts le jour J.

 

ORTHOGRAPHE

( source : la didac aux capes de lettres, Langlade et alii )

je copie-colle une partie de la fiche de Pipette ( board )

L’ENSEIGNEMENT DE L’ORTHOGRAPHE


C’est la manière correcte de transcrire une langue à l’écrit, selon des règles qui s’imposent à tous les
utilisateurs. Elle est normalisée, voire surcodifiée au XIXe.

FONCTIONS DE L’ORTHOGRAPHE

Les fonctions de l'orthographe dans la société ont évolué avec le développement des techniques
audiovisuelles ou informatiques et la transformation des réalités socio-économiques. Mais l'école
doit veiller toujours autant au respect du code orthographique dans les écrits. C'est ce que rappellent
les instructions officielles pour le collège :
« La maîtrise de l'expression écrite, inséparable d'une pensée rigoureuse, exige, dans toutes les
disciplines, un usage éclairé de la grammaire, le respect de l'orthographe, la volonté d'enrichir le
vocabulaire". »
«L'orthographe est un élément important de la connaissance de notre langue et de son histoire. Le
professeur poursuit au collège son enseignement, qui trouve ici sa place dans toutes les activités se
rapportant à l'écrit et, par de justes exigences, il incite constamment à l'exactitude indispensable*.»
et que confirment celles du lycée :
«On procède au lycée [...] aux révisions nécessaires, en s'assurant chaque fois de la solidité des
acquis. On n'hésite pas à reprendre l'étude de la morphologie, de la syntaxe et de l'orthographe
entreprise à l'école et au collège avec les choix, les compléments et les approfondissements
opportuns. »

DANS L'ACTIVITE DE LECTURE

L'orthographe introduit des indices qui facilitent la reconnaissance des mots et la saisie de
l'information, elle joue un rôle essentiel de discrimination entre les signifiants et fonde dans nombre
de cas des constructions de sens distinctes.
Pour des raisons identiques, l'orthographe fonde en grande partie la lisibilité d'un texte pour celui
qui a la responsabilité de l'écrire. Une bonne graphie des mots lors de la production du message
donne des points d'ancrage et permet une fixation rapide au moment de la réception visuelle par le
lecteur. Elle augmente aussi le potentiel d'information du message en distinguant les formes les unes
des autres.
Inversement, une orthographe incertaine peut entraîner l'ambiguïté du message.

AU NIVEAU SOCIAL

L'utilité de l'orthographe se manifeste sous bien des formes.
Certaines sont directement liées, d'un point de vue pragmatique, à la lisibilité et à la différenciation
sémantique : une graphie correcte facilitera la communication entre les individus.
Par-delà cette fonction linguistique, l'orthographe possède des fonctions sociales ou idéologiques
qui en rendent la maîtrise nécessaire. Si écrire sans faute est moins une marque de distinction
sociale que par le passé, la vie quotidienne offre cependant nombre d'exemples de situations dans
lesquelles l'individu à l'orthographe incertaine est handicapé.

APPRENTISSAGE DE L’ORTHOGRAPHE


L'initiation des élèves à la maîtrise du système graphique mobilise beaucoup de temps et d’énergie
pour des résultats parfois peu convaincants : on évoque volontiers une crise de l'enseignement de
l'orthographe.
Soit l'on programme un apprentissage spécifique autour de l'exercice traditionnel de dictée, soit l'on
intègre l'apprentissage d'une graphie correcte à un ensemble plus vaste d'activités autour de la notion
de communication.

APPRENTISSAGE SPECIFIQUE

II repose sur l'idée d'autonomie de l'écrit, qui constituerait un système en soi, et il prend la forme
d'une étude mécanique: le cours d'orthographe vise la connaissance des règles et l'exercice de la
dictée en vérifie l'application.
Certains ouvrages inventorient les particularités de la langue française écrite et proposent des
exercices systématiques et progressifs de maîtrise des difficultés qu'elle présente. Sous la dictée de
l'enseignant, l'écriture de textes - le plus souvent empruntés à la littérature — intervient en principe
pour contrôler les acquisitions, mais, dans bien des cas, elle est considérée comme le véritable
moyen d'apprentissage.
Cette approche est de plus en plus critiquée, dans la mesure où elle repose sur une vision contestable
de la langue et correspond le plus souvent à des concep¬tions pédagogiques jugées trop directives.

APPRENTISSAGE ASSOCIE

Fruit des acquis scientifiques des deux dernières décennies, une autre idée de la langue et de la
communication conduit à ne pas dissocier l'étude de l'ortho¬graphe de celle de la langue: la graphie
du français possède une fonction linguistique comme «forme nationale d'écriture de la langue»,et,
à ce titre, elle est «inséparable d'une situation de pratique réelle de la langue, parlée et écrite» (N.
Catach). Cette conception semble avoir été adoptée par les instructions officielles du collège, qui
abordent l'apprentissage de l'orthographe dans le cadre plus vaste de l’'« étude et maniement de la
langue» :
«Les exercices d'orthographe sont liés aux exercices de vocabulaire, de morphologie et de syntaxe.
Ils peuvent, à partir d'un texte, s'effectuer à l'aide d'un dictionnaire; ils peuvent être «à trous », à
choix multiples. Ils s'appuient sur les échelles d'acquisition et les tables de fréquence.
«Transposition phonèmes/graphèmes avec recours éventuel à l'alphabet phonétique international.
« Recherche sur les homophones.
« Observation des familles orthographiques.
« Exercices de ponctuation.
« Copie d'un texte. Autodictée.
«Divers types de dictée (dictée préparée, dictée dirigée, dictée de contrôle, etc.) ". »
On le constate, la dictée n'est pas abandonnée, mais sa place et son rôle sont grandement
relativisés, comme le précisent les compléments à la classe de quatrième :
«La périodicité des travaux écrits d'orthographe en classe de quatrième est celle qui est définie dans
le Complément Français 6e-5 : un seul contrôle par période de six à sept semaines, mais autant de
vérifications, au moyen d'exercices systématiques et réguliers, que l'impose l'évaluation des acquis.
»
Les formes nouvelles de la didactique de l'orthographe empruntent à la phonétique et à la
phonologie pour faire travailler les élèves sur les relations entre les codes de l'oral et de l'écrit. Elles
se fondent aussi sur des listes de fréquence de mots afin de graduer l'apprentissage selon l'âge des
élèves à partir d'un vocabulaire de base impliquant une orthographe de base.
Au niveau pédagogique, les enseignants soucieux d'efficacité privilégient les situations de
communication authentiques et s'efforcent de varier les exercices.

ÉVALUATION DE L'ORTHOGRAPHE

- À la dictée est associée l'idée de «faute» que sanctionne diversement la soustraction de points
selon la gravité de l'erreur: le barème traditionnel (sur vingt points) était quatre points pour la «
faute grammaticale », deux points pour la « faute d'orthographe d'usage» et un point pour la «faute
d'accent non grammaticale ».
De manière significative, certains enseignants évitent l'usage du mot «faute», auquel ils substituent
ceux d' «erreur», d' «écart», voire de «panne». Cette évo¬lution lexicale traduit une conception
nouvelle de l'évaluation, fondée sur une typologie des écarts et excluant des jugements de valeur.
- Les épreuves du brevet des collèges comprennent «une dictée de 10 à 15 lignes, "texte de langue
courante ou texte littéraire", [qui] permet de contrôler les compétences orthographiques». La
dictée intervient pour un quart dans l'éva¬luation de l'ensemble des épreuves de français :
compréhension d'un texte/15, com¬position française/15, orthographe/10 (40 au total).
- Par la suite, les épreuves du baccalauréat ne donnent pas lieu à une évaluation spécifique de
l'orthographe. Cela ne signifie pas que les entorses à la norme ne sont pas sanctionnées. En effet, les
commissions de barème pour la correction de l'écrit prévoient d'ordinaire de retirer jusqu'à deux
points sur vingt pour les erreurs orthographiques.

Commentaires  

 
0 #1 les dictées en ligneangelinet 09-10-2008 12:21
que pensez vous de ce site ?
http://www.ladictee.fr
 

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